Mercredi 6 février 2008
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"Il était jadis un personnage du nom d’ Anzar. C’était le Maître de la pluie. Il désirait épouser une jeune
fille d’une merveilleuse beauté : la lune brille dans le ciel, ainsi elle brillait elle-même sur la terre. Son visage était resplendissant, son vêtement était de soie chatoyante. Elle avait
l’habitude de se baigner dans une rivière aux reflets d’argent. Quand le Maître de la pluie descendait sur terre et s’approchait d’elle, elle prenait peur, et lui se retirait. Un jour, il finit
par lui dire : Tel l’éclair j’ai fendu l’immensité du ciel, ô Toi, Etoile plus brillante que les autres, donne-moi donc le trésor qui est tien sinon je te priverai de cette eau. La jeune
fille lui répondit : Je t’en supplie, Maître des eaux, au front couronné de corail. (Je le sais) nous sommes faits l’un pour l’autre. . . mais je redoute le "qu’en dira-t-on". . . A ces
mots, le Maître de l’eau tourna brusquement la bague qu’il portait au doigt : la rivière soudain tarit et il disparut. La jeune fille poussa un cri et fondit en larmes. Alors elle se
dépouilla de sa robe de soie et resta toute nue. Et elle criait vers le ciel : Ô Anzar, ô Anzar ! Ô Toi, floraison des prairies ! Laisse à nouveau couler la rivière, et viens
prendre ta revanche. A l’instant même elle vit le Maître de l’eau sous l’aspect d’un éclair immense. Il serra contre lui la jeune fille : la rivière se remit à couler et toute la terre se
couvrit de verdure. Voilà l’origine de cette coutume : en cas de sécheresse on célèbre sans tarder Anzar : et la jeune fille choisie pour la circonstance, doit s’offrir nue"
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Par Nour
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Publié dans : Poèmes ,Proverbes et citations
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